Pour les familles internationales, transférer un family office en Espagne peut offrir un accès à une juridiction européenne stable et à un marché établi de services professionnels. Toutefois, le transfert de la gestion du patrimoine familial est considérablement plus complexe que la simple création d’une société ou l’ouverture d’un bureau.
Un family office peut coordonner les investissements, les biens immobiliers, les entreprises familiales, la planification successorale et d’autres aspects du patrimoine familial. Le transfert de ses activités de gestion en Espagne peut donc soulever des questions importantes concernant la résidence fiscale, les structures sociétaires, les investissements, la succession et la situation personnelle des membres de la famille.
Pour cette raison, les conséquences juridiques et fiscales doivent être évaluées avant toute modification de la structure.
Que implique le transfert d’un family office en Espagne?
Le transfert d’un family office ne signifie pas nécessairement que tous les actifs ou toutes les sociétés doivent être transférés en Espagne. La question essentielle consiste à déterminer quelles activités de gestion et de prise de décision seront effectivement exercées en Espagne.
Avant le transfert, il peut être nécessaire d’établir:
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- Où le family office est actuellement établi.
- Où les décisions importantes sont prises.
- Qui gérera ses activités depuis l’Espagne.
- Si les entités existantes pourraient être soumises aux règles fiscales espagnoles.
- Comment le transfert pourrait affecter les investissements, les biens immobiliers et les autres actifs.
- Si certains membres de la famille s’installeront également en Espagne.
L’approche appropriée dépendra de la structure actuelle de la famille et de la manière dont le family office fonctionne.
Résidence fiscale et direction effective
L’une des premières questions à examiner est de déterminer où les personnes et entités concernées sont considérées comme résidentes fiscales.
Pour les particuliers, une installation en Espagne peut entraîner une résidence fiscale espagnole en fonction de leur situation personnelle. Cette question doit être examinée séparément de la situation fiscale du family office lui-même.
Pour les sociétés et autres entités, le lieu où la direction et le contrôle effectifs sont exercés peut également être pertinent pour déterminer leur situation fiscale.
Par conséquent, le fait de conserver un family office constitué à l’étranger n’exclut pas nécessairement les considérations fiscales espagnoles si ses activités de gestion effectives sont exercées depuis l’Espagne.
Examen des structures et actifs existants
Avant d’apporter des modifications, la structure patrimoniale existante de la famille doit être examinée. Cela peut notamment inclure :
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- Les sociétés holding et d’investissement.
- Les entreprises familiales.
- Les biens immobiliers en Espagne et dans d’autres pays.
- Les portefeuilles d’investissement.
- Les trusts ou dispositifs similaires, le cas échéant.
- Les structures existantes de détention et de succession.
L’objectif n’est pas nécessairement de remplacer ces dispositifs, mais de comprendre comment le transfert de la gestion du family office en Espagne pourrait les affecter.
Pour les familles disposant d’un patrimoine immobilier important en Espagne ou d’autres investissements, cet examen doit également prendre en compte les structures de détention, les revenus générés par les actifs ainsi que les éventuelles obligations fiscales ou déclaratives espagnoles applicables.
Que doit faire la famille?
Le transfert d’un family office en Espagne implique plusieurs étapes pratiques. Les exigences précises dépendront de la nationalité de la famille, de ses actifs, de ses structures existantes et de ses activités.
01 — Immigration et résidence
Les membres de la famille qui ne sont pas ressortissants de l’UE/EEE ou de la Suisse peuvent devoir obtenir le visa ou l’autorisation de résidence approprié avant de s’installer en Espagne.
La procédure appropriée dépendra de leur situation personnelle et de la finalité de leur séjour.
02 — Résidence fiscale
La famille doit déterminer si son installation en Espagne entraînera une résidence fiscale en Espagne pour certains de ses membres.
Cette question doit être évaluée séparément de la résidence fiscale des entités gérées par le family office.
03 — Identification fiscale et enregistrements
Le cas échéant, les personnes et les entités peuvent devoir obtenir les numéros d’identification fiscale espagnols (NIE/NIF) appropriés et s’enregistrer au titre des obligations fiscales correspondantes.
04 — Déclarations fiscales et obligations déclaratives
En fonction de leur situation, les membres de la famille et les entités peuvent être soumis à des obligations espagnoles en matière de déclarations fiscales et de communication d’informations.
Celles-ci peuvent notamment inclure, le cas échéant, l’impôt sur le revenu, les impôts liés au patrimoine ou les obligations déclaratives concernant les actifs détenus à l’étranger. Les obligations spécifiques dépendront de la résidence, des actifs et de la structure de la personne concernée.
05 — Examen de la structure du family office
Si les activités de gestion sont transférées en Espagne, les sociétés existantes, les structures d’investissement et les autres entités doivent être examinées afin de déterminer si leur résidence fiscale, leurs obligations déclaratives ou leur structure juridique pourraient être affectées.
06 — Coordination de la structure internationale
Le transfert doit également être coordonné avec les conseillers actuels de la famille et avec la juridiction dans laquelle le family office était précédemment établi.
Cela peut contribuer à identifier les éventuelles questions fiscales, déclaratives et successorales transfrontalières avant que le transfert n’ait lieu.
Important
Il n’existe pas de liste unique qui s’applique à tous les family offices. Les démarches nécessaires dépendront de la nationalité de la famille, des pays de résidence, des actifs, des entités et des activités qui seront exercées depuis l’Espagne.
Planifier le transfert
Le transfert d’un family office doit être abordé comme un projet juridique et fiscal stratégique, plutôt que comme un simple changement d’adresse.
Avant de transférer les activités de gestion en Espagne, les familles doivent déterminer :
- Quelles activités seront effectivement exercées depuis l’Espagne.
- Qui sera responsable de leur gestion.
- Où les entités concernées sont actuellement résidentes fiscales.
- Comment le transfert pourrait affecter les actifs, investissements et structures de détention existants.
- Si la situation fiscale personnelle et le statut de résidence des membres de la famille vont changer.
- Si les dispositions successorales existantes restent appropriées.
Aborder ces questions à l’avance peut contribuer à identifier les éventuelles difficultés avant que des modifications structurelles ne soient effectuées.
Transférer un family office en Espagne
L’Espagne peut constituer une base attrayante pour les familles internationales, mais le transfert d’un family office nécessite une coordination attentive des aspects sociétaires, personnels, immobiliers et fiscaux.
Chez Fuster & Associates, nous accompagnons les clients internationaux dans les aspects juridiques et fiscaux liés à l’installation de leur vie, de leurs investissements et de leurs structures en Espagne. Chaque family office est différent ; l’approche appropriée dépendra donc de sa structure existante, de ses actifs, des pays de résidence de la famille et de ses projets à long terme.
Contactez Fuster & Associates pour discuter de votre situation et des considérations juridiques et fiscales liées au transfert de votre family office en Espagne.
Nous souhaitons vous aider à comprendre et à gérer toutes les complexités juridiques liées à l’achat d’un logement en Espagne, mais cet article contient des informations juridiques et ne doit pas être considéré comme un conseil juridique.